Le 05 janvier 2012 : Les insurgés Ingabo z'Abanyagihugu du mouvement FRD-Abanyagihugu, le pouvoir Cndd-Fdd et ceux dont il appelle des éclaireurs et des propagandistes devant la barre de vérité à Cankuzo

Ce jeudi 05 Janvier 2012, l'affaire en vogue au Burundi des présumés terroristes selon les termes du pouvoir CNDD-FDD a été entendue pour la deuxième fois au Tribunal de Grande Instance de CANKUZO.

Les 23 présumés coupables dont neuf (9) combattants insurgés du mouvement FRD-ABANYAGIHUGU, dix (10) éclaireurs et quatre (4) propagandistes parmi lesquels figurait un journaliste, tous entourés par leurs avocats avaient été matinaux au rendez-vous.

Une foule nombreuse des habitants de la région avait répondu présente et il a fallu l'installation des porte-voix pour satisfaire à ces derniers qui visiblement voulaient suivre le procès dans sa totalité. C'est vers 9 heures 30 minutes que le procès a débuté. Sans tarder, les avocats de la défense ont précisé au siège qu'ils ne peuvent pas défendre leurs clients aussi longtemps que leurs conditions de détention sont sciemment violées par les autorités judiciaires du parquet de la république à CANKUZO.

Pendant cette audience publique, les avocats de la défense s'appuyant sur les prescrits du code des procédures pénales en matière d'une détention préventive ont présenté fait état de leurs inquiétudes au siège. Jamais ont-ils précisé, personne ne peut dépasser quatorze (14) jours de détention préventive au cachot et ceci pour n'importe quelle raison. Passé ce délai, le détenu est soit libéré, soit transféré dans une maison de détention.

Ils ont également manifesté leurs inquiétudes quant à la sécurité de leurs clients qui sont chaque fois sous les menaces du procureur de la république à CANKUZO Monsieur Balbatus NTAKARUSHO appuyé par certains officiers de la police qui leurs intiment l'ordre d'orienter leurs plaidoiries à leur façon. Quelque part, une certaine corruption morale leur est infligée par ces autorités judiciaires qui sont souvent victimes des manipulations de l'Exécutif ont-ils fait remarquer les avocats de la défense.

Après cette exposée, les avocats de la défense ont déclaré qu'ils ne peuvent pas défendre leurs clients, du moment qu'ils seront détenues dans des conditions irrégulières et contraires au code de procédures pénales.

Certains parmi les détenus ont manifesté la volonté de continuer leurs plaidoiries malgré la position de leurs avocats au moment où d'autres, dont les insurgés du mouvement FRD-ABANYAGIHUGU, ont tous adhéré à la position de leurs avocats. Le siège a refusé la proposition de ces premiers étant donné que l'affaire est et reste une et indivisible ont-ils conclus les juges. Vers onze heures du matin, l'affaire a alors été suspendue sans toutefois donner des précisions quant à la date de son report.

Dans la soirée, tous les présumés coupables dans ce dossier qualifiée de "terroriste" par les autorités administratives et judiciaires ont été embarqués dans des véhicules pour être transféré dans la prison centrale de RUYIGI tel que les avocats de la défense l'avaient souhaité.

La quasi-totalité a refusé de se faire embarquer étant donné qu'il avait plu abondamment, qu'il faisait déjà nuit et que les préparatifs du voyage présentaient un caractère suspect. Le transfert a été reporté pour le lendemain.